ParcoursLes 53 stations du Tōkaidō
Les 53 stations du Tōkaidō

Les 53 stations du Tōkaidō

le rare que la copie rend banall'apprentissage obscur du grand destin
Mode virtuel4 étapes

Pendant deux siècles et demi, une seule grande route reliait Edo à Kyoto. On y croisait des seigneurs convoqués par le shogun, des pèlerins, et un peintre qui a dessiné ses 53 stations une par une.

Carte du parcours

Étapes du parcours

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    Cinq cents kilomètres à pied

    Le Tōkaidō reliait Edo, l'actuelle Tokyo, à Kyoto, la ville de l'empereur. On comptait cinq cents kilomètres le long de la mer, soit une quinzaine de jours de marche. Tous les dix kilomètres environ, une station offrait des auberges, des chevaux frais et des porteurs. Le shogun obligeait les seigneurs de tout le pays à venir vivre à Edo une année sur deux.

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    Hiroshige, peintre de la route

    En 1832, Hiroshige, peintre d'Edo, suit une mission officielle qui conduit des chevaux jusqu'à l'empereur, à Kyoto. Il fait la route entière et dessine en chemin : une estampe par station, plus une pour le départ et une pour l'arrivée. On y voit la pluie de biais, la neige, les voyageurs pliés par le vent. Un éditeur finance la reproduction en série de ces dessins, qu'un graveur taille dans du bois de cerisier pour qu'un imprimeur les encre et les presse. C'est la production en série qui fait tomber le prix : une image en couleurs coûte autant qu'une paire de sandales de paille. La série des 53 stations sera réimprimée pendant des décennies et vendue dans tout le Japon.

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    Hakone, le poste qu'on ne contourne pas

    Après la plaine, la route grimpait dans les montagnes de Hakone. Tout en haut, un poste de garde barrait le passage entre le lac et la pente. Chaque voyageur devait y montrer son laissez-passer, donner son nom et dire où il allait. Plus bas, des sources chaudes attendaient ceux que la marche avait cassés, et elles fument encore aujourd'hui. Contourner le poste par la forêt était un crime, et il se punissait par la crucifixion.

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    Kyoto, terminus

    Au bout des 53 stations, la route s'arrêtait sur un grand pont de bois, au-dessus d'une rivière de Kyoto. Le voyageur y posait son bâton : après cette rambarde, le Tōkaidō n'existait plus. Kyoto était la ville de l'empereur depuis 794. Il y régnait sans gouverner, sans armée, sans impôts et sans un mot à dire sur le pays. Le pouvoir réel était resté cinq cents kilomètres en arrière, à Edo, chez le shogun.

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En quelle année Hiroshige a-t-il publié sa célèbre série des Cinquante-trois stations du Tōkaidō ?

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