ParcoursLes 53 stations du Tōkaidō
Les 53 stations du Tōkaidō

Les 53 stations du Tōkaidō

le rare que la copie rend banall'apprentissage obscur du grand destin
Mode virtuel4 étapes

Pendant deux siècles et demi, une seule grande route reliait Edo à Kyoto. On y croisait des seigneurs convoqués par le shogun, des pèlerins, et un peintre qui a dessiné ses 53 stations une par une.

Carte du parcours

Étapes du parcours

  1. 1

    Cinq cents kilomètres à pied

    Le pont de bois Nihonbashi date de 1603. Ni train ni voiture sur le Tōkaidō : on y allait à pied. La route partait du pont Nihonbashi, à Edo, et longeait la mer jusqu'à Kyoto, la ville de l'empereur. Cinq cents kilomètres, une quinzaine de jours de marche. Tous les dix kilomètres environ, une station attendait les voyageurs, avec ses auberges, ses chevaux frais et ses porteurs. Les seigneurs de tout le pays s'y croisaient sans cesse : depuis 1635, le shogun leur imposait de vivre à Edo une année sur deux. Quand ils rentraient dans leur province, ils devaient laisser à Edo leur femme et leurs enfants. Et l'année suivante, il fallait reprendre la route.

  2. 2

    Hiroshige, peintre de la route

    Vous avez tracé au pinceau montagne, pont et route. Hiroshige, lui, peint une route entière. En 1832, ce peintre d'Edo accompagne une délégation du shogun qui conduit des chevaux jusqu'à l'empereur, à Kyoto. Il dessine en chemin : une estampe par station, plus une pour le départ et une pour l'arrivée, soit 55 en tout. On y voit la pluie de biais, la neige, les voyageurs pliés par le vent. Un éditeur finance la série. Un graveur taille chaque dessin dans une planche de cerisier, un imprimeur l'encre et la presse. Tirée en nombre, une image en couleurs coûte à peu près le prix d'une paire de sandales de paille. Le succès est immédiat : plus de dix mille exemplaires, du jamais vu pour une estampe japonaise. La série sera réimprimée pendant des décennies.

  3. 3

    Hakone, le poste qu'on ne contourne pas

    1869 : l'année où s'ouvre le canal de Suez, le poste de Hakone ferme pour de bon. Au temps des shoguns, il barrait le Tōkaidō tout en haut des montagnes, entre le lac et la pente. Après la plaine, la route grimpait jusqu'à lui. Chaque voyageur devait y montrer son laissez-passer, donner son nom et dire où il allait. Contourner le poste par la forêt était un crime contre l'État. La peine prévue était la mort, et pas n'importe laquelle : la crucifixion. Plus bas, des sources chaudes attendaient ceux que la marche avait cassés. Elles fument encore aujourd'hui.

  4. 4

    Kyoto, terminus

    794 : Kyoto devient la ville de l'empereur, et le restera plus de mille ans. Au bout des 53 stations, la route s'arrêtait sur un grand pont de bois, le pont Sanjō. Le voyageur y posait son bâton : après cette rambarde, le Tōkaidō n'existait plus. Devant lui s'étendait une ville de deux mille temples. L'empereur y régnait sans armée, sans impôts et sans un mot à dire sur le pays. Quel pouvoir lui restait-il ? Aucun, tout se décidait à Edo chez le shogun, cinq cents kilomètres en arrière. En 1868, le shogun tombe, et le jeune empereur quitte Kyoto par le Tōkaidō. Il n'a pas encore seize ans : il les fête en chemin, dans l'une des stations.

Badge à gagner

Asie

Japon

Asie de l'Est

Peintres

Parcours sur la vie de peintres

Perle temporelle

En quelle année Hiroshige a-t-il publié sa célèbre série des Cinquante-trois stations du Tōkaidō ?

Réponse à découvrir dans l'application

Jouez ce parcours dans l'application

Télécharger Ker