Mozart, le génie musical
De Salzbourg à Vienne, suivez le génie foudroyant de Wolfgang Amadeus Mozart, entre prodige, scandales et chefs-d'œuvre immortels.
Carte du parcours
Étapes du parcours
- 1
Le berceau du prodige
Salzbourg, en 1756 : ce n'est pas l'Autriche, mais une principauté dirigée par son archevêque. Le 27 janvier, au 9 de la Getreidegasse, naît un garçon aux quatre prénoms : Johannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart. Pas de château pour lui : un simple appartement. Son père Leopold, violoniste au service de l'archevêque, publie cette année-là une méthode de violon. De tous les enfants du couple, seuls deux survivent : Wolfgang et sa grande sœur, Nannerl. Leopold voit vite le don de son fils. À quatre ans, Wolfgang rejoue au clavecin une pièce entendue une seule fois, sans partition. Salzbourg, ville baroque et musicale, le verra pourtant partir : Mozart finira par fuir la raideur de la cour de l'archevêque. Sa maison natale est devenue un musée, ouvert en 1880.
- 2
Les grandes tournées européennes
La guerre de Sept Ans vient de s'achever quand Leopold Mozart prend la route, le 9 juin 1763, avec ses deux enfants : Wolfgang, sept ans, et Nannerl, onze ans, musicienne prodige elle aussi. Pendant dix ans, jusqu'en 1773, les tournées s'enchaînent. Munich, Paris, Londres, La Haye, Genève : des milliers de kilomètres en carrosse, sur des routes défoncées. Wolfgang joue devant Louis XV à Versailles et devant le roi George III à Londres. Habillé en petit homme de cour, il improvise et déchiffre les partitions à vue. Un an plus tôt déjà, à Vienne, il avait joué devant l'impératrice Marie-Thérèse, puis sauté sur ses genoux pour l'embrasser. Ces voyages sont une école extraordinaire, et une enfance volée.
- 3
Vienne et la liberté retrouvée
Ah ! vous dirai-je, maman : Mozart n'a pas inventé cet air, mais il en a tiré douze variations pour piano. On les a crues écrites à Paris ; elles sont nées à Vienne, vers 1781. Cette année-là, Mozart rompt pour de bon avec son employeur, l'archevêque Colloredo, qui le traite en laquais et le fait manger avec les valets. Il s'installe à Vienne comme musicien indépendant. Le pari est risqué : à l'époque, un musicien sans protecteur est un musicien sans revenus stables. Vienne est alors la capitale musicale de l'Europe. Mozart y connaît des salles combles et des commandes prestigieuses, mais aussi des dettes qui ne cessent de grossir.
- 4
Don Giovanni : le chef-d'œuvre sombre
Mille et trois conquêtes en Espagne : c'est le compte que chante Leporello, le valet de Don Giovanni, dans l'air du catalogue. Mozart crée cet opéra à Prague, le 29 octobre 1787. Ce séducteur impénitent défie Dieu et finit englouti par les flammes de l'enfer. L'opéra mêle comédie et tragédie : on rit, on frémit, parfois dans la même scène. Selon la légende, Mozart écrit l'ouverture la nuit qui précède la répétition générale, pendant que sa femme, Constanze, lui raconte des histoires pour le tenir éveillé. Prague adore l'œuvre. Vienne, où l'opéra arrive au printemps suivant, se montre plus tiède.
- 5
La Flûte enchantée
Un carillon magique : c'est le cadeau que reçoit Papageno, l'oiseleur de La Flûte enchantée. Aux représentations d'octobre, Mozart en joue parfois lui-même. Il compose cet opéra quelques mois avant sa mort. C'est un Singspiel, chanté en allemand, qui mêle conte de fées, philosophie des Lumières et symboles maçonniques. Mozart est entré dans la franc-maçonnerie en 1784. Les valeurs de sa loge, la fraternité, la sagesse et la lumière, imprègnent toute l'œuvre. La première a lieu le 30 septembre 1791, dans un théâtre en bois des faubourgs de Vienne, devant un public populaire. Le succès est immédiat : cet opéra est fait pour tout le monde.
- 6
Le Requiem, la mort et le mystère
35 ans : Mozart meurt bien plus jeune que Bach ou Haydn. Parmi ces grands noms, seul Schubert part plus jeune encore, à trente et un ans. En juillet 1791, un messager anonyme lui commande un Requiem, une messe des morts. Malade et épuisé, Mozart se persuade, dit-on, qu'il compose sa propre musique funèbre. Il meurt le 5 décembre 1791 et laisse l'œuvre inachevée. Son élève Franz Xaver Süssmayr la complète à partir des esquisses du maître, et imite même sa signature. Le commanditaire se révèle plus tard : le comte Franz de Walsegg, qui voulait faire passer l'œuvre pour la sienne. La cause exacte de la mort de Mozart, elle, reste débattue.
- 7
L'héritage : une musique pour tous les temps
La Petite Musique de nuit, la Marche turque, les Noces de Figaro : deux siècles et demi après sa mort, Mozart est partout. Ses œuvres sont parmi les plus jouées au monde. Ses opéras remplissent les plus grandes scènes. Ses symphonies accompagnent aussi bien les concerts que les publicités à la télévision. Dans les années 1990, des chercheurs lancent l'idée que l'écoute de Mozart améliorerait les capacités cognitives, pour quelques minutes. C'est le fameux « effet Mozart ». La théorie a depuis été largement nuancée. Mais elle dit une chose : nous cherchons dans Mozart plus que de la musique, peut-être la promesse que la beauté peut encore changer le monde.
Badge à gagner
XVIIIe siècle
Musique classique
France
Autriche
Tchéquie
Europe
Europe de l'Ouest
Europe centrale
Musiciens
Parcours sur la vie de musiciens
Perle temporelle
En quelle année Mozart composa-t-il Don Giovanni, considéré comme l'un des plus grands opéras de tous les temps ?
Réponse à découvrir dans l'application
Jouez ce parcours dans l'application
Télécharger Ker