
Kyoto, l'âme du Japon
Plongez au cœur de l'ancienne capitale impériale du Japon, entre temples millénaires, geishas et jardins zen. Un voyage dans le temps vous attend.
Carte du parcours
Étapes du parcours
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Heian-kyō, la naissance d'une capitale
En 794, l'empereur Kanmu décide de déplacer la capitale du Japon dans la plaine de Yamashiro, fondant une cité baptisée Heian-kyō, « la capitale de la paix et de la tranquillité ». Tracée sur le modèle de Chang'an, la capitale Tang de Chine, la ville est un damier parfait de larges avenues rectilignes. Elle restera capitale impériale pendant plus de mille ans, un record unique dans l'histoire mondiale. C'est seulement en 1869, après la restauration Meiji, que le pouvoir quittera Kyoto pour Tokyo et la ville gardera pour toujours le suffixe « -to », qui signifie « capitale ».
- 2
Le Kinkaku-ji, le temple d'or
Le Kinkaku-ji, ou « Pavillon d'or », est sans doute l'image la plus iconique du Japon. Construit en 1397 comme villa de retraite du shogun Ashikaga Yoshimitsu, il fut converti en temple zen bouddhiste après sa mort. Ses trois étages sont recouverts de feuilles d'or pur, et son reflet dans l'étang Kyōko-chi, « l'étang miroir », est l'un des tableaux vivants les plus photographiés au monde. Le bâtiment actuel est une reconstruction : en 1950, un jeune moine de dix-neuf ans, obsédé par sa beauté, y mit lui-même le feu. Cet acte désespéré inspira l'un des romans les plus célèbres du Japon.
- 3
Gion, le monde des geishas
Gion est le quartier historique des geishas de Kyoto, qu'on appelle ici « geiko » (en dialecte local) et leurs apprenties « maiko ». Fondé autour du VIIe siècle comme quartier de divertissement à l'entrée du sanctuaire Yasaka, Gion atteignit son apogée aux XVIIIe et XIXe siècles avec des centaines d'okiya (maisons de geishas). Aujourd'hui, on ne compte plus qu'environ deux cents geiko et maiko à Kyoto, contre plusieurs milliers dans les années 1920. Malgré leur rareté, elles restent des artistes à part entière, formées pendant des années à la danse, la musique, la calligraphie et l'art de la conversation. Les apercevoir au crépuscule dans les ruelles de Gion reste l'une des expériences les plus saisissantes du Japon.
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Ryōan-ji, le jardin du silence
Le jardin de pierres du Ryōan-ji est l'un des lieux les plus énigmatiques au monde. Quinze pierres disposées en cinq groupes sur un rectangle de gravier ratissé et quelle que soit la position où l'on s'assoit sur la véranda il est impossible d'en voir les quinze simultanément. Créé à la fin du XVe siècle, ce jardin sec (karesansui) est un chef-d'œuvre de l'esthétique zen : rien n'est dit, tout est suggéré. Personne ne sait avec certitude qui en est l'auteur ni ce qu'il représente : mer et îles, tigres traversant un fleuve, cosmos ? L'UNESCO l'a classé au patrimoine mondial en 1994. Le vrai voyage commence là où les mots s'arrêtent.
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Fushimi Inari, les mille torii
Au sud de Kyoto, le sanctuaire shinto de Fushimi Inari-taisha est célèbre pour ses milliers de torii vermillon qui forment des tunnels sur plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Dédiée à Inari, divinité du riz, du renard et du commerce, la montagne sacrée compte en réalité plus de dix mille torii offerts au fil des siècles par des marchands et des entreprises en remerciement. Chaque portail porte le nom et la date du donateur inscrit derrière. Le sanctuaire date officiellement de 711 apr. J.-C., ce qui en fait l'un des plus anciens du Japon. La randonnée jusqu'au sommet (233 mètres) prend environ deux heures et traverse une atmosphère hors du temps.
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Arashiyama, la forêt de bambous
À l'ouest de Kyoto, le quartier d'Arashiyama abrite l'une des images les plus hypnotiques du Japon : une forêt de bambous géants dont les tiges peuvent dépasser vingt mètres de hauteur. Le sentier principal, long d'environ cinq cents mètres, traverse une voûte végétale qui filtre la lumière en teintes de jade et émeraude. Le vent dans les bambous crée un son si particulier que le gouvernement japonais l'a officiellement classé parmi les « cent sons à préserver » du pays. Arashiyama est aussi la porte d'entrée du temple Tenryū-ji, jardin zen inscrit au patrimoine mondial, et de la villa impériale de Saga. En automne, les érables incendient les collines de rouge et d'or, une explosion de couleurs que les Japonais appellent « momiji ».
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Le Protocole de Kyoto, une trace dans l'histoire
En décembre 1997, la ville de Kyoto entra dans l'histoire mondiale d'une manière inattendue : elle donna son nom à l'un des premiers accords internationaux sur le changement climatique. Adopté lors de la COP3 de la Convention-cadre des Nations Unies, le Protocole de Kyoto engageait les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. C'était une première historique : jamais des États n'avaient accepté des objectifs chiffrés et contraignants pour protéger l'atmosphère. L'accord entra en vigueur en 2005 après la ratification de la Russie. Si ses résultats furent jugés insuffisants, les États-Unis ne le ratifièrent jamais, il posa les bases des accords de Paris de 2015 et changea durablement le vocabulaire diplomatique du climat.
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XXe siecle
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En quelle année l'empereur Kanmu fonda-t-il Heian-kyō, future Kyoto ?
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