ParcoursMontauban avec Bourdelle
Montauban avec Bourdelle

Montauban avec Bourdelle

la mainEuropeArts et LitteratureArchitecturetransmission
Géolocalisé & Virtuel5 étapes60 min (virtuel)

Carte du parcours

Étapes du parcours

  1. 1

    Le Cours Foucault – Le Monument aux Morts

    J'ai toujours été obsédé par la transmission et le souvenir. C'est ici que se dresse le Monument aux Morts de la ville, une œuvre que j'ai réalisée entre 1923 et 1928, en pleine maturité de mon art. Regardez la figure centrale : elle est puissante, tendue, elle ne pleure pas, elle affirme la douleur et la dignité. Elle est un Cri, une Invocation. Le Montauban que j'ai quitté jeune est celui que j'ai honoré vieux. L'Art monumental n'est pas fait pour décorer, il est fait pour élever l'âme collective. C'est le testament que je laisse à ma ville natale : la force est dans la simplicité et l'énergie du geste.

  2. 2

    Le Musée Ingres Bourdelle – L'Héritage Mixte

    Nous voici au musée qui porte mon nom et celui de mon illustre compatriote, Ingres. Mais si ce lieu était pour lui un temple du dessin et de la tradition, il est pour moi le signe que l'Art de la force peut côtoyer celui de la grâce. Je m'y vois comme le fils spirituel qui a bousculé les codes du père. J'ai toujours vénéré la ligne d'Ingres, tout en refusant son esthétique froide. Moi, je voulais du mouvement, de la tension ! C'est ici que ma ville natale célèbre le dialogue entre deux génies, nés à 81 ans d'intervalle, qui ont chacun cherché la vérité par l'Art.

  3. 3

    La Maison Familiale

    C'est par ici, vers le numéro 34 de la rue, que se trouvait l'atelier de mon père. J'ai grandi avec l'odeur du bois, des copeaux, et le bruit du ciseau sur l'acajou. C'est là que j'ai appris le geste précis, la rigueur du métier, la patience face à la matière. Mon père était ébéniste-menuisier : il faisait dans l'artisanat. Moi, je voulais faire dans l'Art avec un grand A. Ce que j'ai retenu de cette époque, c'est la connaissance de l'outil et l'humilité face au travail. Même après mes succès, j'ai toujours gardé la conscience que l'artiste est d'abord un ouvrier.

  4. 4

    L'Hôtel de Ville – Le Premier Lieu d'Exposition

    Pendant mon enfance, l'Hôtel de Ville était le centre de la vie civique. Ce grand bâtiment, avec sa façade néoclassique (encore !), fut le lieu où, après des années de dur labeur, j'ai enfin pu montrer mon travail aux Montalbanais. J'étais un jeune homme avide de reconnaissance, et c'est ici, dans la salle des Illustres, que j'ai exposé mes premiers bustes. Regardez cette façade : elle est solide, carrée, elle a une masse. C'est cette solidité que j'ai voulu insuffler à mes propres figures, en les inscrivant dans une éternité minérale, loin des émotions passagères que mon maître Rodin aimait tant.

  5. 5

    L'Ancienne École Municipale de Dessin

    C'est ici, vers le numéro 56, dans la petite école municipale de dessin de Montauban, que tout a commencé sérieusement. J'avais 15 ans. Mon premier professeur fut le sculpteur Achille Valette. Il a tout de suite vu que j'avais la rage de créer et m'a encouragé à partir à Paris, ce qui était une idée folle pour un enfant d'artisan. L'enseignement était strict, académique, mais il m'a donné la base technique dont j'avais besoin. L'Art est une libération, mais il faut d'abord maîtriser ses chaînes. Sans cette rigueur apprise à Montauban, ma force brute n'aurait été qu'un désordre.

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