ParcoursMadame du Barry, favorite du roi
Madame du Barry, favorite du roi

Madame du Barry, favorite du roi

femmes de pouvoirmétamorphoseVersaillesAncien RégimedémesureLouis XVRévolution française
Mode virtuel7 étapes

De la rue aux dorures de Versailles, une trajectoire stupéfiante. Suivez le destin de la dernière favorite de Louis XV, entre charme, pouvoir et guillotine.

Carte du parcours

Étapes du parcours

  1. 1

    Vaucouleurs, une naissance secrète

    Jeanne Bécu voit le jour le 19 août 1743 à Vaucouleurs, en Lorraine, dans une famille modeste. Sa mère, Anne Bécu, est couturière, et son père biologique n'est jamais officiellement reconnu, bien que la tradition désigne un moine franciscain nommé Jean-Baptiste Gomard de Vaubernier. L'enfant grandit dans la pauvreté, mais hérite d'une beauté saisissante qui ne passera jamais inaperçue. Vaucouleurs est aussi connue pour être la ville où Jeanne d'Arc obtint ses premiers soutiens, deux siècles plus tôt : un hasard symbolique pour une autre Jeanne au destin extraordinaire.

  2. 2

    Paris, les années d'apprentissage

    Adolescente, Jeanne monte à Paris et entre comme apprentie chez une modiste du Palais-Royal, puis comme demoiselle de comptoir chez un célèbre coiffeur du Marais. Elle fréquente les salons libertins du quartier et devient rapidement la protégée du comte Jean du Barry, un proxénète mondain surnommé "le Roué", qui perçoit très vite l'extraordinaire potentiel de la jeune femme. C'est lui qui l'introduit dans les cercles aristocratiques parisiens et qui orchestre méthodiquement son ascension sociale. Paris est alors en pleine effervescence intellectuelle : Voltaire, Rousseau et les Encyclopédistes y font rage, dans une société où la noblesse côtoie une nouvelle bourgeoisie ambitieuse.

  3. 3

    Versailles, la présentation au roi

    En avril 1769, Jeanne Bécu est présentée officiellement à Louis XV à Versailles, après un mariage éclair arrangé avec Guillaume du Barry, le frère cadet du comte, qui lui confère le titre de comtesse. La cour est stupéfaite : personne n'a jamais vu une femme au passé aussi obscur gravir aussi vite les marches du trône. Le roi, veuf depuis 1768 et profondément mélancolique, est instantanément séduit par sa vivacité, sa gaieté naturelle et son absence totale de prétention pompeuse. Madame du Barry s'installe dans les appartements royaux du palais, à quelques pas des chambres du roi, et devient officiellement la maîtresse en titre de Louis XV.

  4. 4

    Louveciennes, le château de la favorite

    Louis XV offre à sa favorite le château de Louveciennes, à quelques kilomètres de Versailles, qu'il fait entièrement rénover par l'architecte Claude Nicolas Ledoux dans le style néoclassique le plus moderne de l'époque. Madame du Barry y fait construire un pavillon de musique célèbre dans toute l'Europe, décoré par les plus grands artistes du temps : Drouais, Greuze, et surtout Jean-Honoré Fragonard, qui réalise pour elle une série de panneaux dits "Le Progrès de l'amour". Fait piquant : elle refuse finalement d'installer les tableaux de Fragonard, les jugeant démodés, et les fait remplacer par des œuvres plus sobres de Joseph-Marie Vien. Louveciennes restera son refuge et sa propriété jusqu'à la Révolution, où elle devra fuir précipitamment.

  5. 5

    Versailles, la mort de Louis XV

    En avril 1774, Louis XV contracte la variole à Versailles, une maladie alors particulièrement redoutée et contagieuse. Madame du Barry reste à son chevet malgré le danger, refusant d'abandonner le roi mourant, là où beaucoup de courtisans s'éclipsent prudemment. Mais le protocole de la cour exige que le roi reçoive les derniers sacrements : pour cela, il doit renvoyer publiquement sa maîtresse, ce que la religion catholique impose avant l'extrême-onction. Louis XV, le 10 mai 1774, prononce le renvoi de Madame du Barry qui quitte Versailles en larmes, pour ne plus jamais y revenir. Elle est exilée à l'abbaye de Pont-aux-Dames, en Brie.

  6. 6

    Londres, le vol des diamants

    En 1791, profitant de l'instabilité révolutionnaire, des voleurs dérobent une grande partie des bijoux de Madame du Barry dans son château de Louveciennes. Pour les récupérer, elle effectue plusieurs voyages à Londres, où certains de ses joyaux ont été repérés chez des receleurs anglais. Ces allers-retours entre la France révolutionnaire et l'Angleterre seront fatals : le Comité de sûreté générale les interprète comme des contacts suspects avec des émigrés royalistes et des puissances étrangères ennemies. De retour en France en 1793, malgré les avertissements de ses proches, elle est arrêtée et incarcérée à la prison Sainte-Pélagie, à Paris.

  7. 7

    Paris, la guillotine de la Terreur

    Le 8 décembre 1793, Madame du Barry est conduite à l'échafaud place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde) à Paris. Contrairement à Marie-Antoinette, qui affronta la mort avec une dignité stoïque, Jeanne Bécu cria, supplia et résista jusqu'au bout : "Encore un moment, monsieur le bourreau, encore un petit moment !" aurait-elle lancé au bourreau Charles-Henri Sanson. Cette phrase, vraie ou légendement, dit quelque chose d'essentiel : elle n'était pas née dans la pourpre et n'avait pas été élevée au sacrifice. Elle avait 50 ans. Sa mort souleva une émotion inattendue, même parmi ses opposants, et reste l'un des symboles les plus humains de la Terreur.

Badge à gagner

XVIIIe siècle

Versailles

Perle temporelle

En quelle année Madame du Barry est-elle officiellement présentée à Louis XV à Versailles ?

Réponse à découvrir dans l'application

Jouez ce parcours dans l'application

Télécharger Ker